Colonel Major Honoré Lucien NOMBRE

Le Colonel Major Honoré Lucien NOMBRE est officier des Forces armées nationales du Burkina Faso.

Il est titulaire d’un Master en Science Politique option études stratégiques obtenu à l’Université d’Ibadan au Nigéria.

Secrétaire Général de la Défense Nationale au Premier Ministère depuis juin 2013, Il a été sollicité au Conseil National de la Transition dont il a été le 1er Vice-président (2015). Auparavant il a été ente autres, Directeur de la Coopération Militaire et de la Défense au Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, Directeur de la Planification au Ministère de la Défense, Commandant du Commandement des Écoles et Centres de Formation de l’Armée de Terre à Ouagadougou.

Il possède une bonne expérience dans la formation notamment en Stratégie, Tactique, Pédagogie, Méthodologie, Droit et Protection de l’enfant pendant les conflits armés, Droit International Humanitaire, Problématique et résolution des conflits armés, éducation civique et morale.

Il a reçu les distinctions d’Officier de l’ordre national ; Chevalier de l’ordre national ; Médaille d’honneur militaire ; Médaille commémorative avec agrafe Togo ; Médaille commémorative avec agrafe Centrafrique ;  Médaille de la Défense Nationale, échelon or (France) ; Médaille du Séminaire National sur le Développement (Taiwan).

‹‹Au lendemain de la chute du mur de Berlin et de la dislocation du bloc communiste, le monde s’est pris à rêver d’une meilleure situation de paix et de sécurité internationale parce qu’enfin, le monde s’est débarrassé du risque de confrontation nucléaire entre l’Est et l’Ouest. Deux décennies seulement après ce bouleversement planétaire, l’euphorie est retombée. Les Etats et les peuples se retrouvent à la croisée des chemins du fait d’un monde devenu multipolaire, globalisé, complexe et probablement aussi dangereux qu’auparavant.

D’un point de vue conceptuel, le lien entre la notion de paix et celle de sécurité internationale ont connu des évolutions significatives. Jacques Le Dauphin (Directeur à l’Institut de Recherche sur la paix), écrivait ceci : « La notion de paix est le plus souvent évoquée comme la résultante de mesure de sécurité entre Etats dans les relations internationales. Toutefois, ce type de relation sécuritaire a pris quelques rides depuis le traité de Westphalie de 1648 marquant la fin de la guerre de Trente ans. Ne doit-on pas entrer dans une ère post-westphalienne nécessitant de repenser nombre de concepts, de méthodes et de finalités ? » Assurément, le monde a changé. Les concepts de paix et de sécurité internationale, aussi. L’implication croissante des acteurs non-étatiques dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits armés dans le mode montre à suffisance qu’il y a une redistribution des cartes, une nouvelle donne globale et systémique. La sécurité n’est plus l’apanage des seuls Etats, mais l’affaire des citoyens et c’est l’essence même du concept de sécurité humaine.

La création de l’Institut Supérieur de Sécurité Humaine (ISSH) trouve toute sa justification dans un tel contexte. Le master Gestion des Conflits et Construction de la Paix est et demeure la pierre angulaire de l’édifice pour analyser le monde, échanger les informations et former les futurs acteurs de la paix et de la sécurité humaine. L’ISSH qui s’attèle à cette tâche, fait en cela une belle œuvre, et est promis à un bel avenir que je souhaite promouvoir aux côtés de mes collègues.

 

Colonel-major Honoré Lucien NOMBRE, ISSH.››